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Contes de la mansarde

« Contes de la mansarde », E. Holleville/I. Pouy, L’employé du moi



Le genre de la nouvelle fonctionne à merveille en horreur, et même s’il est peu représenté en BD c’était un excellent choix pour cet album ! Nous y suivons trois histoires liées par une unité de lieu et d’ambiance, dans le même appartement mansardé et l’atmosphère moite d’un été caniculaire. Un temps propice aux humeurs, à la tension qui monte et aux corps qui se découvrent… et pourtant, sous la chaleur il y a la chair de poule !

Les trois récits mélangent avec un rythme maîtrisé l’intimité de tranches de vie amoureuse et l’horreur, pas l’horreur ostentatoire qui fait peur mais celle qui s’insinue petit à petit et vous hante. L’étrangeté grimpe comme la température jusqu’à la chute – mention spéciale à celle de la dernière nouvelle que j’ai trouvée particulièrement réussie ! Et comme souvent en imaginaire, le surnaturel est une fenêtre sur des problématiques très actuelles : anxiété, dépression, solitude, image de soi, quête de la jeunesse éternelle…  On sent l’influence des Contes de la Crypte bien sûr, des contes plus classiques comme ceux de Perrault, mais ça m’a aussi fait penser à Lovecraft, à certains épisodes de Dr Who ou de Black Mirror. Je recommande chaudement pour tous ceux qui n’ont pas froid aux yeux !

– Nikita –

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