« Sirène, debout », Nina MacLaughlin, La Volte

On les entend qui grondent, Arachné, Méduse, Eurydice et toutes les autres, comme un écho sans âge qui vient traverser les siècles. Il était temps, avec les mêmes histoires se jouent de nouvelles métamorphoses. Réécrire Ovide, c’est faire parler les silences, dépoussiérer les pauvres jouets du Destin antique, faire taire les dieux capricieux et enfin déplacer le projecteur côté féminin resté trop longtemps passif. Dans cet ouvrage, Nina McLaughin élève les voix muettes dans un texte à mille corps. Des corps usés, bafoués mais loin d’être prêts à se laisser abattre. Les bribes d’hier percutent alors les questions d’aujourd’hui et surtout nous invitent à répondre, à tisser nos propres mythes.
Fantastique sans l’être, parfois quotidien, ce livre nous fait comprendre que les histoires racontées ne sont pas absolues et que les luttes sont éternelles.
A lire sans plus tarder, dans le sens qui vous plaira.
– Chloé –
