« Orlanda », Jacqueline Harpman, Le Livre de Poche, Grasset

Pendant une pause café à la gare du Midi, Aline se demande ce que sa vie aurait été si elle avait été un garçon, un peu comme ce jeune homme du fond de la salle qui lit son journal. Leurs regards se croisent et, paf, l’âme d’Aline se sépare en deux : sa part « masculine » rejoint le corps de Lucien et disparait dans Bruxelles, sa part « féminine » reste en place et doit gérer cette déchirure comme elle peut. Dès lors, les personnages échappent à leur autrice et, chacun de leur côté, vont faire l’expérience d’une vie qu’ils n’avaient jamais menée. Réflexion sur le genre, sur l’identité et la construction de soi, »Orlanda » nous emmène dans un fantasme et une aventure loufoque qui fait bien sûr référence à Orlando (Virginia Woolf) mais se lit complétement indépendamment et est même une belle invitation à (re)lire le classique…

-Ju-

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