« Le cas David Zimmerman », L. & A. Harari, Sarbacane

Après un coup d’un soir avec une inconnue, David Zimmerman, photographe un peu paumé, se réveille dans le corps de sa mystérieuse partenaire d’une nuit. Pour son nouvel album (après le magnétique « L’Aimant » et l’atmosphérique « La dernière rose de l’été »), Lucas Harari marche dans les pas de Kafka, Burns et Tardi : la « métamorphose » est le point de départ d’un polar/thriller fantastique dans les rues d’un Paris plus vrai que nature (surtout la nuit !), au fil de planches très cinématographiques – on n’en attendait pas moins de la collaboration de Lucas avec son frère Arthur, scénariste pour le grand écran (« Anatomie d’une chute »).
Avec son ambiance, sa tension narrative et les réflexions qu’il nourrira – au cœur du récit, comme dans « Ces jours qui disparaissent », la question du genre et plus largement de l’identité – « Le cas David Zimmerman » n’a pas fini de faire parler de lui…

– Nikita –
