« Les clients d’Avrenos », Fromental & Mattiussi, Dargaud

Un homme, une femme, une ville.
Lui, diplomate, a les attributs de la réussite sociale mais cache difficilement un mal-être, une fragilité, une faiblesse. Elle, marquée par la pauvreté de son enfance, jeune, jolie, a compris que ces qualités sont éphémères et qu’il faut répudier définitivement ce passé sordide. La ville, belle, immense, bigarrée, soumet ses habitants à la torpeur de son climat et à toutes les tentations d’un lieu où tous les charmes du mensonge sont possibles.
La légèreté raffinée, presque aérienne, du trait de Laureline Mattiussi révèle la noirceur du dessein qui se cache dans l’ingénue et la lâcheté derrière le masque de la bienséance.
« Comprendre et ne pas juger », comme l’écrivait le monstre sacré de la littérature, Simenon.
Mais avec élégance.

-Frédéric-
