« Le complot contre l’Amérique » , Philip Roth, Folio/ Gallimard

Philip Roth imagine qu’à l’élection présidentielle de 1940, les Américains élisent non pas Franklin D. Roosevelt, mais Charles Lindbergh, le premier pilote à réussir la traversée de l’Atlantique en avion, adepte et grand diffuseur des théories nazies. De son vivant, l’immense écrivain affirmait avoir écrit « sur le cauchemar auquel l’Amérique avait échappé à l’époque » tout en admettant que « même des citoyens libres d’une république puissante et armée jusqu’aux dents puissent tomber dans l’embuscade de cet imprévisible qu’est l’Histoire » (source : « Le Monde »).
Ce qui pouvait se considérer comme une dystopie l’année de sa parution (2004) se révèle une puissante prémonition….
Visionnaire et passionnant.

– Frédéric-
