littérature francophone, Novella, SFFF

L’inversion de Polyphème

« L’inversion de Polyphème », S. Lehman, Le Belial (collection Une heure lumière)

Serge Lehman (« Les Navigateurs », « Saint-Elme », « L’homme gribouillé ») convoque avec brio la nostalgie des après-midis d’été d’enfance passés avec la même bande de potes, façon « Stranger Things« , « Ca » ou « Stand By Me« . L’espace d’une « heure-lumière », il nous ramène comme par un tour de magie dans le passé, à un âge où Peter Pan faisait rêver et où la suspension de l’incrédulité était encore aussi simple que d’ouvrir un bon bouquin. C’est aussi une démonstration que l’art de la novella ou du format court demande une maîtrise narrative non négligeable pour que les rouages s’enclenchent – ça a l’air simple et pourtant le ressort fantastique autour duquel tourne l’intrigue est bien plus complexe et ingénieux qu’il n’y paraît, à vous donner le vertige !

Mais Lehman nous offre surtout un bel hommage à l’âge d’or de la science-fiction et, plus largement, une ode intemporelle à l’imaginaire et à la lecture dans ce qu’elle a de plus magique : sa capacité à nous faire rêver et à nous permettre, le temps de quelques chapitres ou plus, de nous évader loin !

– Nikita –

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