« The Will of the Many », J. Islington, Eldercraft

LE roman que j’ai pris le plus de plaisir à lire cette année !
Dans un univers qui mêle fantasy, science-fiction (l’action se déroule à la suite d’un « Cataclysme » non identifié), péplum (la société qui s’est reconstruite est largement inspirée de l’empire romain), nous suivons les (més)aventures de Vis Telimus, jeune prince en cavale d’un royaume anéanti qui tente de naviguer les eaux sombres de la politique de la Hiérarchie, tenir son identité secrète et éviter de devoir, comme tous les citoyens à leur majorité, céder sa Volonté pour nourrir le pouvoir de l’envahisseur.
Via une narration à la 1ère personne très immersive qui fait penser à l’ « Assassin Royal » ou au « Cycle de Syffe », Islington nous livre un début de trilogie qui coche toutes les cases ! Un vrai page-turner à la trame tour à tour pur plaisir de lecture (avis aux amateurs de dark academia) mais aussi tapisserie complexe dont les fils se mettent en place sous nos yeux fascinés – ce genre de bouquin qui vous fait vous perdre aux petites heures de la nuit sur des subreddits dans l’attente fiévreuse de la suite et l’onde de choc des plot twists ! Ajoutez à cela un système de magie et un univers bien construits qui se dévoilent petit à petit, à la Sanderson, un personnage principal attachant, humain et nuancé, et en filigrane des réflexions très intéressantes sur la résistance face à l’autoritarisme : la vengeance, la rébellion contre le système, mais à quel prix ? Comment rester fidèle à ses principes sans se compromettre et sans entraîner de dommages collatéraux ?
Qu’y a-t-il à ne pas aimer dans ce roman ?! Vivement la suite !

– Nikita –
