« Dungeon Crawler Carl », M. Dinniman, Lorestone

La série dont vous ne saviez pas encore que vous aviez besoin pour souffler un peu entre d’autres lectures, les actualités déprimantes, les canicules, la régularité implacable du lundi matin ou les travaux sans fin du tram 81. Ou tout simplement pour vous (re)donner goût à la lecture !
Visez un peu : un jour glacial de janvier, Carl se retrouve dehors en crocs et en caleçon en n’ayant vite fait enfilé qu’une veste pour essayer d’aller récupérer le chat de race de son ex, Princesse Donut (le chat, pas son ex), enfuie par la fenêtre, lorsque tous les bâtiments disparaissent de la surface de la Terre et qu’une voix-off l’invite à trouver une des entrées du donjon s’il ne veut pas mourir d’hypothermie. Notre planète vient d’être envahie par des extraterrestres et transformée en jeu de téléréalité intergalactique mortel façon MMORPG. Ce n’est que le début des aventures du duo de choc que formeront le légitimement grincheux Carl et l’exubérante mais attachante Donut, dotée de parole à l’entrée du donjon.
Mais attention, derrière son pitch bien barré, ses dialogues truculents et ses personnages hauts en couleur, on aurait tort d’enfermer cette série dans une case. Oui, c’est très drôle, mais non, ce n’est pas « que » léger, vous seriez surpris.e de la profondeur de toutes les questions sociétales abordées au fur et à mesure.
Alignement : chaotique bon.
A conseiller autant aux amateurices de Ready Player One que de Sword Art Online, Terry Pratchett, du Donjon de Naheulbeuk ou Garrett Détective.
Complètement décalé et addictif ! Je décline toute responsabilité si vous envoyez bouler toutes vos obligations pour vous enfiler trois tomes en une semaine – ou pas.

– Nikita
