« Le restaurant des robots rêveurs », A. Newitz, Nouveaux Millénaires

A partir du moment où Becky Chambers nous dit que c’est « un livre qui donne faim et réchauffe le cœur », est-ce que tout autre argument n’est pas un peu superflu ?
A recommander chaudement donc aux lecteurices des « Histoires de moine et de robot » bien sûr mais aussi de la série « Journal d’un assassynth » , du manga « Ramen Akaneko » ou de la BD « Pisse-Mémé ». Dans un San Francisco légèrement futuriste en reconstruction après la guerre, un groupe de robots se réveille dans la ghost kitchen où ils trimaient jusque là. Leur libre arbitre récupéré, ils décident d’essayer d’en faire un chouette restaurant de nouilles de quartier. Mais entre le secret de leur indépendance à garder, l’affaire à essayer de faire tourner, le bombardement de critiques négatives sur les plateformes et leur quête du plat de nouilles parfait, le chemin est semé d’embûches… surtout quand on est un robot qui n’a pas besoin de manger ni de sens du goût.
Un très chouette petit roman court mais puissant, cosy mais qui aborde quand même des sujets importants – comme celui d’essayer de comprendre et faire un pas vers l’Autre en dépit de nos différences. Aussi une très belle ode aux familles qu’on se choisit ! Bref, une lecture rafraîchissante et réconfortante à la fois. TW par contre : effectivement, à ne pas lire si vous avez trop faim, ça ouvre diablement l’appétit ! – je vous recommande un passage chez Hui-Mian, pas très loin de la librairie 😉

– Nikita
