« La femme à l’étoile », A. Pastor, Casterman

Dans un village fantôme au cœur de l’hiver, deux fugitifs se rencontrent. Ils luttent tous les deux avec les démons de leur passé… et vont peut-être réussir à les exorciser dans la confrontation à venir avec les marshals qui finiront immanquablement par tenter de venir les débusquer dans leur planque ?
Intrigue tirée au cordeau pour ce western efficace et resserré, huis-clos paradoxal dans les grands espaces enneigés pour une atmosphère entre « The Revenant » et « The Hateful Eight ». L’album est réalisé entièrement aux lavis d’encre bleue pour aller avec ces décors froids isolés du monde, et le dessin un peu brut au pinceau de Pastor fait remarquablement ressortir les textures du bois et de la neige pour une immersion garantie dans ces décors grandioses ! Heureusement que la femme à l’étoile, Perla, est là pour réchauffer l’atmosphère… une héroïne bien badass avec du caractère et du plomb dans la cervelle, qui n’hésitera pas à en mettre dans celles des types d’en face si ça peut lui sauver la vie ! mais est-ce que ça suffira à tenir le siège… ?
– Nikita –
