« Copenhague », Pandolfo/Risbjerg, Dargaud

Copenhague est en émoi : le corps sans vie d’une sirène est retrouvé sur les quais. Il n’en fallait pas plus pour paralyser tout le pays et clouer les avions au sol, c’est à l’âme même du peuple danois qu’on s’en est pris, après tout ! Ça ne fait pas les affaires de Nina Miller, qui venait passer une petite semaine de vacances et se retrouve bloquée alors qu’elle a laissé seule chez elles à Paris sa fille de 14 ans… la solution toute trouvée ne serait-elle pas de résoudre l’enquête, avec l’aide de son nouvel ami Thyge, son français approximatif et son caniche rose, « Nom d’un chien » ?
Pandolfo et Risbjerg (Serena, Sousbrouillard) confirment leur talent pour brosser des ambiances bien particulières ! Entre lavis et traits charbonneux, entre flegme et loufoquerie, ils nous offrent un album aux atmosphères tour à tour joliment maussades ou vivement envolées où ils maîtrisent à la perfection l’art tragicomique du décalage. Résultat : un hybride réussi de polar, d’histoire d’amour et d’humour dont l’absurde tend à la poésie à la manière d’un film de Wes Anderson ou du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Aussi à essayer si vous avez aimé « Je suis leur silence » !

– Nikita –

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