littérature anglaise, Romans, SFFF

Le futur

« Le futur », Naomi Alderman, Gallimard

La fin du monde est un sujet brûlant, constant, qui a pris de nombreuses formes au cours du temps, de la peur d’être anéanti par la colère des dieux à un incident naturel ravageur. De nos jours, c’est l’arrivée de la technologie – et donc de nouvelles armes – ainsi que la crise climatique qui ont ravivé cette angoisse dans l’esprit de tous et pour la première fois, ce n’est plus un évènement hors de notre portée mais bien causé par l’humanité elle-même… 

Si la fin est une peur universelle, sommes-nous pour autant tous égaux face à ce (possible) futur cataclysmique ?  Dans ce roman, pour y échapper, les trois plus riches et puissants multimillionnaires du monde (toute ressemblance avec Musk, Trump et Zuckerberg n’est peut-être pas fortuite…) font fi de leur rivalité et cause commune : loin de vouloir sauver le monde, ils s’accordent sur le fait que tôt ou tard cette épée de Damoclès finira par tomber et que si survivants il y a, autant que ce soit eux. 

Alderman (« Le pouvoir ») nous met face à cette injustice, à ces inégalités et à la (grande) part de responsabilité que peuvent endosser les magnats du monde dans ce roman d’anticipation pas si éloigné de notre réalité. Une lecture humaine et nécessaire comme les romans de Margaret Atwood, qui fait monter l’adrénaline (#plot twist !) et qui ouvre des nouvelles voies de réflexion, sur le sujet du survivalisme entre autres. 

– Abi –

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