« La Cité aux Murs Incertains », Haruki Murakami, Belfond

Lire du Murakami, c’est comme prendre un long bain ou déguster un excellent chocolat chaud, les yeux fermés et en humant les bonnes odeurs qui en émanent. Le plaisir qu’on en tire est tel que ce livre est à l’inverse d’un page-turner : notre seule envie est de ralentir, profiter, tirer au maximum en longueur notre lecture pour que son effet perdure. Notre protagoniste est un homme sensible, romantique, doux et meurtri. On le suit au cours de sa vie, depuis ses 17 ans et son premier amour amer. Ce nouveau roman, dans la même lignée que « Kafka sur le rivage« , est le combo des deux plus belles qualités de la littérature japonaise : la douceur de vivre et l’étrangeté, ici tirée d’un onirisme troublant.
Un livre à lire non pas de toute urgence mais à son aise, pour se réconcilier avec la lecture, avec la valeur de la vie et du quotidien. Un gros coup de cœur qui trônera longtemps dans ma bibliothèque.

– Abi –
