« Bleu d’août », Deborah Levy, Editions du sous-sol

Violoniste renommée, Elsa bouscule sa carrière sur un concerto de Rachmaninov. Prétendument à la recherche d’une femme – son double – qui aurait des objets lui appartenant, elle prend la fuite et déambule entre Paris, Londres et le sud de l’Italie, sur les traces d’elle-même et de son passé. On se laisse emporter sans résistance aucune dans cette quête douce identitaire, balloté.e.s au gré des pensées évanescentes et des souvenirs qui refont surface, acceptant l’errance jusqu’à ce que le flou se dissipe pour laisser place à l’apaisement.
Après « Hot Milk« , Deborah Levy nous livre une fois encore un personnage féminin attachant, farouchement indépendant, un peu à la marge – voire parfois complètement paumé. Une lecture-plaisir où le surréalisme (ou ne serait-ce que dans la tête d’Elsa ?) n’est pas sans faire penser aux textes les plus oniriques de Patti Smith (« Dévotion », « Glaneurs de rêves »), avec des touches d’humour et de joie là où on ne les attendait plus. Je vous invite vivement à découvrir cette autrice !

-Capu-
