« L’oreille absolue », Agnès Desarthe, Editions de l’Olivier

Lors d’un automne où rien ni personne ne se décide à mourir, Agnès Desarthe nous présente avec douceur et empathie des fragments de vie d’habitants d’un petit village français. Des survivants qui portent en eux leurs failles, leurs hontes et leurs regrets mais aussi, en puissance, tout ce qu’ils pourront s’apporter de beau les uns aux autres, dans une harmonie si pas parfaite, du moins juste.
Par petites touches, « L’oreille absolue » nous dépeint la vie quotidienne dans ce qu’elle a de plus dramatique, de plus banal, de plus doux.
Une ode à tous ceux, comme nous, qui font simplement de leur mieux, avec la même délicatesse que dans « L’amour » de Bégaudeau et la même authenticité que dans « Le plus court chemin » de Wauters. Une belle découverte !

-Capu-
