dystopie, littérature québécoise, Romans

Peuple de verre

« Peuple de verre », C. Leroux, L’Olivier

Comme « Le chant du prophète », encore une dystopie aussi brûlante d’actualité que glaçante de plausibilité… Combien de temps avant que la réalité rattrape la fiction ?

Sidonie, journaliste enquêtant sur de mystérieuses disparitions dans des camps de sans-abri, se retrouve elle-même internée dans un centre d’hébergement pour les « inlogés », selon le terme désormais consacré. Les marginaux, les invisibles, le « peuple de verre » qui ne manquera à personne dans ce lieu qui tient plus de la prison que de la mission sociale… La jeune femme y rédige un journal intime qui nous permettra petit à petit de comprendre comment elle en est arrivée là.

Crise du logement, notion de foyer, dérives autoritaristes de l’état, capitalisme sauvage, manipulation de l’information, frontière floue entre réalité et fiction, nombreux sont les sujets brossés au passage par ce récit prenant, entre oppression et sororité, qui m’a fait penser à « La Servante Ecarlate » mais aussi à « Orange is the new black ». La plume dure mais juste de C. Leroux fait froid dans le dos et ouvrir les yeux ! Dans le sillage d’un « Que notre joie demeure », la littérature québecoise contemporaine renferme des trésors bruts à découvrir.





– Nikita

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