autobiographie, Roman graphique

Jeune et fauchée

« Jeune et fauchée », Florence Dupré La Tour, Dargaud (Charivari)

Si vous n’avez jamais lu de Florence Dupré La Tour, vous êtes sur le point de découvrir une artiste qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Après avoir décortiqué la cruauté enfantine ou encore les premiers éveils sexuels, elle aborde un autre sujet encore très tabou dans notre société : l’argent. Fille d’une famille bourgeoise et catho, elle a connu les deux côtés de la médaille, à la fois une enfance privilégiée mais aussi la découverte d’un paradoxe effarant – et avec lui, la pauvreté : plus on a de l’argent, moins on en donne…

Comme dans « Impénétrable » d’Alix Garin ou  « Fun Home » d’Alison Bechdel, l’autrice assume tout avec la plus grande des sincérités. Elle partage à cœur ouvert ses plus belles réussites et ses échecs les plus cuisants. Elle m’a fait me poser des questions auxquelles je n’avais jamais pensé jusqu’alors : la transmission de la valeur de l’argent, les affres de la dépendance financière mais aussi de l’indépendance financière, le rejet ainsi que la solitude inhérents à la pauvreté, ….

Une lecture essentielle qui m’a profondément bouleversée et que je partage avec ferveur autour de moi. Parce qu’il y a des livres qui doivent passer de main en main pour déclencher une réflexion nécessaire, à l’instar des œuvres d’Ovidie, Rose Lamy ou encore Titiou Lecoq. 

-Abi-

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