« tah l’époque », Oliver Lovrenski, Actes Sud

Des fragments d’images en kaléidoscope : la rue, la nuit, la drogue, un peu de deal et d’errance, Ivor et son groupe d’amis, leurs 15 ans. De scène en scène se dessine une adolescence tourmentée, en fuite, en excès, dans la banlieue froide d’Oslo. La langue est d’une modernité presque déstabilisante au début, je dirais même inédite en littérature, mais si vous êtes curieu.x.ses de nouvelles formes de récits, je vous recommande chaudement de vous accrocher.
Oliver Lovrenski a 19 ans et parle de ce qu’il connait : la pauvreté, la détresse et la marginalité, une voix trop rarement entendue. Ca m’a fait penser à « L’été des charognes » de Simon Johannin et aussi à « La vie devant soi » de Romain Gary dans le travail d’écriture d’une jeunesse désaxée, même si c’est vraiment à part de tout ce que j’ai pu rencontrer dans mes lectures. « tah l’époque » me reste en tête des semaines après l’avoir terminé, peut-être de par sa sincérité crue et poétique…

– Lou –
