Littérature américaine, Romans, SFFF

L’oiseau moqueur

« L’oiseau moqueur », W. Tevis, Gallmeister

Certaines scènes de Fahrenheit 451 me hantent encore. Et pourtant, je crois que Walter Tevis (qui est aussi l’auteur du « Jeu de la Dame » récemment adapté sur Netflix) fait peut-être mouche de façon plus efficace encore. Sous sa plume, la possibilité que l’humanité ait perdu la capacité, et pire encore : le désir ! de lire (entre nombreuses autres choses et conséquences), est douloureusement crédible et fascinante. Il réussit à traiter l’intelligence artificielle et l’informatisation avec un mélange de poésie et de mélancolie dignes d’Hypérion, tout en en mettant les dangers en exergue avec une acuité proprement glaçante. On pensera aussi à Blade Runner, La servante écarlate, Des fleurs pour Algernon, 1984 ou bien sûr le Meilleur des Mondes

Merci Gallmeister d’avoir réédité cette dystopie toujours d’actualité 40 ans après… Comme dans « Préférence Système », un robot peut nous en apprendre beaucoup sur notre propre humanité, ses mystères, nos éphémères mais précieuses vies… et un grand bouquin, beaucoup sur le pouvoir de la lecture (et avec elle l’imagination, la culture, l’esprit critique, …) !

– Nikita –

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