littérature francophone, Romans

Arène

« Arène », Négar Djavadi, Liana Levi/Piccolo

Vingt-quatre heures dans la vie d’une ville.

Après « Désorientale », inoubliable fresque familiale, Négar Djavadi nous livre un roman social sombre mais réaliste où le Paris multiculturel est magistralement décortiqué.

Dans ce texte extrêmement contemporain, l’étincelle qui met le feu à l’oppressante arène urbaine, c’est le vol d’un smartphone. Persuadé que le coupable est un jeune migrant, la victime va le suivre dans la nuit. Le lendemain, une policière débarque sur les lieux. Non loin, une bande de jeunes est rivée à l’œil impitoyable d’un smartphone qui enregistre chaque scène…

L’autrice dépeint la ville avec minutie et déploie la même maîtrise pour dresser en quelques mots les aspirations et les rêves brisés de chaque protagoniste. Tout au long de ce texte dense au suspens haletant, le sort semble s’acharner contre les personnages. La tension monte et le lecteur est pris dans cette spirale impitoyable. Ni la fille d’immigrés devenue flic, ni le self-made-man observant le scandale depuis la terrasse panoramique de ses bureaux, ni les militants, ni les jeunes de banlieue, ni même le lecteur n’en ressortiront indemne.

Quelle actualité, quelle acuité, quelle audace !

– Orianne –

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