« L’héritière de Pandore », Fabio Mancini, Le Lombard

Dans la même lignée que » le fils de Pan« / »Le dieu vagabond » de Fabrizio Dori ou « Mythes et Meufs » de Blanche Sabbah, cette bande dessinée aux couleurs chatoyantes permet une revisite du mythe de Pandore : la boîte est en fait un vase, et n’a jamais été ouvert… Sa garde est confiée à une sororité de prêtresses dont fait désormais partie notre héroïne, Clori, qui décide de l’ouvrir sous le coup de la désillusion et de la colère face à la superficialité qu’elle découvre à son rôle. Coup de théâtre ! Tous les maux que Zeus y avait cachés sortent et font un grabuge du tonnerre parmi les Grecs, dieux comme humains. La situation de base, déjà hilarante, engendre une épopée légendaire et catastrophique qu’on déguste sans en avoir jamais assez.
Fabio Mancini fait du mythe de Pandore, souvent utilisé à mauvais escient pour parler des femmes – ces petites curieuses sans volonté propre – un récit à mourir de rire sous couvert d’une ironie qui transparait à chaque page. Féminisme, humour et mythologie n’ont jamais fait aussi bon ménage ! Après « Rebis » de Marchesini & Dicataldo, Le Lombard continue à nous régaler des œuvres d’artistes italiens de talent 😉

– Abi –
