« Billy Lavigne », Anthony Pastor, Casterman
-Parution le 5 mars-

La tragédie classique, c’est cette histoire que nous connaissons toutes et tous, celle dont la fin s’écrit dès le début et pourtant nous sommes le lapin pris dans les phares, incapables de bouger malgré l’issue fatale. Parce que le narrateur nous a pris en otages. Parce que les rôles s’inversent. Nous ne sommes plus les spectateurs. Nous sommes dans cette plaine immense et désolée qu’il est suicidaire de traverser sans armes. Parce que la justice est immanente. Et l’innocence belle et dangereuse.
Anthony Pastor (« La femme à l’étoile ») matérialise la foudre, l’orage, la pluie , le soleil et la poussière . Il chorégraphie le mouvement dans un tourbillon chromatique. La puissance graphique est là. Éclatante. Irradiante. Éblouissante.

-Frédéric-
