« L’âge d’eau », Benjamin Flao, Futuropolis

Le personnage principal ? Le narrateur ? Un chien bleu qui redevient clébard quand il retrouve l’affection primitive d’un bipède…
Le monde des hommes a coulé, englouti sous les flots, dispersé, divisé, il semble prisonnier de l’orgueil matériel. Il continue à essayer de se soustraire aux éléments et à son environnement comme un aveugle incapable de se servir de ses autres sens. Pourtant l’horizon est là : celui du monde animal, de l’esprit, de la compréhension d’une dimension qui nous échappe depuis trop longtemps.
Le surdoué Benjamin Flao (« Kililana Song« ) se réconcilie avec l’humanité dans ce diptyque, au premier sens du terme, extra-ordinaire. « Lire » cette BD est un mot bien faible pour exprimer une expérience extra-sensorielle ! Traduire par la couleur, la plume et le pinceau un entrelac narratif qui développe une telle force, c’est magistral. LA BD qui fait rêver d’un monde meilleur.

– Frédéric –
