littérature francophone, Romans, SFFF

La grande interruption

« La grande interruption », S. Grimbert, Seuil

Dans un futur proche, il ne reste plus grand-chose de l’humanité. Ni de la civilisation des « boîtes » (des IA renfermées dans des cubes façon modem) qui avaient pris le contrôle de la Terre et de ses habitants, pour leur bien, évidemment. Notre narratrice, Josépha, est l’une d’entre elles. A la recherche de ses amies qui ne lui répondent plus, elle va tomber sur Nadine, une enfant de 11 ans, qu’elle va prendre sous son aile pour l’aider à survivre et peut-être, remonter le fil de ce qui est arrivé au monde…

Etrange mais très intéressant roman d’aventures et d’apprentissage, « La grande interruption » met en scène une narratrice singulière, à la fois très savante sur plein de sujets mais en même temps bien naïve sur d’autres. Un personnage qui malgré son statut de machine développe des émotions et des sentiments, et pour lequel de sa plume ingénieuse, l’autrice réussit à nous faire ressentir de la vraie empathie alors qu’il ne s’agit « que » d’un cube !

On parle beaucoup des dérives de l’IA,  mais l’humanité vaut-elle vraiment mieux
 ?
Entre « La planète des singes », « La route » et « Sa majesté des mouches », une fable aux accents de SF pour interroger la place de l’homme et du progrès dans le monde.
Un bon complément à la lecture de « Spectres » !

– Nikita

Laisser un commentaire