BD, Roman graphique, SFFF

Géante

« Géante », C. Deveney/N. Tamarit, Delcourt

 

geante

Le conte débute de manière plutôt classique : il était une fois un bûcheron, qui trouva dans la forêt un bébé abandonné.
Sauf que voilà, ce bébé, il fait la taille d’un sapin centenaire. Et puis c’est une fille, aussi, ce qui va décider la femme du bûcheron à convaincre ce dernier de l’adopter dans leur famille de 6 garçons. Peu à peu, la « petite » dernière, qu’ils ont appelée Céleste, grandit ainsi dans la montagne, à l’abri du monde des hommes. Mais alors qu’elle devient une jeune femme et que petit à petit tous ses frères quittent le cocon familial, elle aussi aimerait partir découvrir le vaste monde.

Voilà un très beau, riche et profond récit d’émancipation, de quête identitaire et de voyage initiatique ! Une véritable odyssée mais aussi une fable féministe et humaniste sous ses allures de conte médiéval puisque si Céleste peine parfois à trouver sa place, c’est plus souvent en tant que femme qu’en tant que géante… Un très beau roman graphique plein de hauteur, d’aventures, d’humour, de poésie, et de toute une galerie de personnages fascinants qui vont des sirènes aux saltimbanques. Les décors et les compositions sont somptueux, pour un résultat d’une harmonie assez bluffante. Il y a quelque chose du conte philosophique à la Voltaire ou à la Jonathan Swift dans cette trame, mais c’est aussi à tester absolument si vous avez aimé L’Age d’Or, Les Ogres Dieux, Beauté, Peau d’homme, La saga de Grimr, Peau de mille bêtes ou Aldobrando !

– Nikita –

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