BD, Roman graphique

Les assiégés

« Les assiégés », S. Nardella et V. Bizzarri, Sarbacane

Comme dans « La Trilogie du Caire » du « Zola égyptien », l’immense Naguib Mahfouz ou dans « La vie devant soi » d’Emile Ajar, c’est un immeuble, un quartier, qui est le personnage central du récit. L' »ONPI » est un HLM promis à la destruction depuis 20 ans dans un quartier délabré des Pouilles. Pourtant intégralement habité par les laissés-pour-compte de l’Italie méridionale, les autorités décident de le faire évacuer par la force. La mèche est allumée, le compte à rebours est déclenché, l’entrelac du destin de chacun se tisse en tragédie.

Après la révélation « La Cité des Saints », Nardella et Bizzarri labourent un peu plus profondément encore leur terreau originel : cette Italie du sud asphyxiée par la misère pas vraiment plus supportable parce qu’elle se vit au soleil… Un thriller mafieux, un drame social, un polar très noir au graphisme expressif (on pense à Baru et à Monier pour « RIP »)  et à la puissante trichromie aux crayons de couleurs. Une parution majeure de 2022 qui, comme le roman « Je suis la Bête » d’Andrea Donaera, m’a profondément marqué. 

– Fred –

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