« Mirror Bay », Catriona Ward, Sonatine

Wilder a 17 ans et passe ses vacances dans une petite maison en bord de mer qui appartenait à un oncle de son père. Il s’y lie d’amitié avec Nat, originaire du village, et Harper, une jeune bourgeoise rebelle. Ils se promettent de se retrouver chaque année pour le restant de leurs jours. Une promesse d’enfants aux portes du monde des adultes, durs et décevants. Il ne sera au final qu’un dommage collatéral, à la fois témoin et victime d’horreurs commises par un autre.
Catriona Ward fait resurgir en nous les émotions fortes de l’adolescence, les premiers amours, l’acception de soi qui va ironiquement de pair avec le rejet de la différence et les amitiés à la fois intenses et fragiles.
Comme dans son précédent roman (« La Derniere Maison Avant Les Bois »), elle nous livre une narration originale et captivante : un récit choral à couches où ce sont les points de vue périphériques, enchâssés, qui nous guident petit à petit par cercles concentriques vers le plot twist final dont la surprise vient nous cueillir au moment où nous pensions l’histoire déjà finie… A lire pour ceux qui cherchent un roman policier qui sort des sentiers battus avec des personnages à la psyché fouillée et une inventivité narrative qui joue avec ses lecteurs, à la manière de « Trust« , « True story » ou « Six versions » !

– Abi –
